Le 22 décembre 2018, la chaîne télévisée Al-Manar du Hezbollah a diffusé un reportage sur un exercice militaire d’une durée de sept jours, organisé par le CGRI sur l’île de Qeshm, au sud de l’Iran. Selon le reportage, si les exercices sont de nature offensive, ils se veulent une réaction aux récents développements au Moyen-Orient et ne reflètent nullement un abandon de la stratégie de dissuasion iranienne.

D’après le général de division Mohammed Ali Jafari, commandant du CGRI, l’approche offensive vise quiconque tenterait de perturber la stabilité dans la région. De même, l’Iran améliore sa préparation en vue d’actions dissuasives et offensives.

Le général de brigade Ramezan Sharif, porte-parole du CGRI, a déclaré que les exercices constituent un avertissement direct à ceux qui soutiennent le terrorisme et à ceux qui permettent que leur territoire soit utilisé pour infiltrer l’Iran. Extraits :

Journaliste : Les forces terrestres du CGRI ont entamé des exercices militaires sur l’île de Qeshm, au sud de l’Iran. Les exercices ont évolué d’une nature défensive à une nature offensive. Ce changement ne reflète pas un abandon de la stratégie de dissuasion [iranienne]. Les développements et les circonstances dans la région exigent plutôt [des actes de] dissuasion par des moyens offensifs.

Mohammed Ali Jafari : Notre évolution de la défensive à l’offensive ne signifie pas que nous devenions un danger ou une menace pour les pays voisins. Notre approche offensive vise quiconque tenterait de perturber la stabilité dans la région et de la contrôler. Les récents développements dans la région nous imposent de mieux nous préparer à des actions dissuasives et offensives.

Journaliste : Les exercices du CGRI dureront sept jours. La dernière étape des exercices commence par l’exécution de tactiques et de plans opérationnels par les unités de réaction rapide et les forces spéciales, puis par les unités terrestres et aériennes auxiliaires. Les missiles et les drones à moyenne portée jouent un rôle à chaque étape de l’exercice. Le rôle principal des drones est de surveiller toute provocation américaine.

Mohammed Pakpour : Au cours des exercices, un porte-avions américain est entré dans la région du Golfe. Plus précisément, ils étaient proches de l’endroit où les exercices sont effectués. Nous avons identifié le bateau et l’avons averti de quitter la zone. Cet incident s’est reproduit. Nous sommes toujours prêts à affronter une telle situation.

Journaliste : Les commandants militaires affirment que les exercices transmettent un message de paix à la région. A l’égard des [puissances] étrangères, les exercices transmettent un message différent : toutes les options sont sur la table, notamment concernant la réaction face au terrorisme

Ramezan Sharif : L’un des messages de ces exercices est un avertissement direct à ceux qui soutiennent le terrorisme, par des moyens logistiques, de renseignement ou d’armement. Les exercices servent également d’avertissement indirect à ceux qui permettent que leur territoire soit utilisé pour infiltrer l’Iran, dans l’objectif de perturber notre sécurité et notre stabilité.

Journaliste : Les commandants militaires affirment que les exercices ne sont pas une simple démonstration, mais qu’ils constituent une préparation à un éventuel conflit. Ils s’ajoutent à une préparation défensive accrue, pour faire face à tout acte téméraire des puissances étrangères dans la région.

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