Lors d’une émission diffusée le 29 janvier 2019 sur Jordan Today TV, Khaled Al-Jihni, activiste politique jordanien et responsable de la branche Aqaba du Front d’action islamique, affilié aux Frères musulmans, a affirmé que le nouvel aéroport israélien « Ramon », près d’Eilat, est construit sur une terre jordanienne occupée et que toute la région d’Eilat devrait être appelée « l’Aqaba occidentale occupée ».

Al-Jihni a déclaré que la Jordanie ne devait pas autoriser l’utilisation de son espace aérien. Selon lui, l’aéroport « Ramon » est « une question de vie ou de mort [pour Israël]… en conséquence de ce que lui a fait subir la résistance palestinienne et libanaise ». La Jordanie ne devrait pas constamment chercher à éviter la confrontation, et c’est à son tour « d’asphyxier » Israël, a-t-il ajouté. Extraits : [1] 

Khaled Al-Jihni : L’aéroport [Ramon] est entièrement construit sur une terre jordanienne occupée. La terre sur laquelle est construit cet aéroport est une terre jordanienne occupée. Elle n’appartient pas à la Palestine, à l’État d’occupation ou à tout autre pays. […]

Ces terres ont été occupées le 10 mars 1949 sur les ordres de Glubb Pacha, qui a retiré l’armée jordanienne de cette région. C’est une terre jordanienne occupée. Il n’y a pas de barrière naturelle dans cette zone. J’appelle la région d’Eilat et la région où se trouve cet aéroport « l’Aqaba occidentale occupée ». Une partie de la Jordanie est sous occupation, mais à ce jour, le gouvernement refuse d’écouter. […]

Cet aéroport est entièrement bâti sur une terre jordanienne occupée. La Jordanie ne devrait pas mener de négociations. Au contraire, elle devrait recourir à la Convention de Chicago et empêcher cet aéroport d’utiliser son espace aérien. […]

L’entité sioniste n’acceptera rien, sauf si un fait accompli lui est imposé. Cette entité n’est pas habituée à cela. Elle n’a été forcée d’accepter un fait accompli – par exemple – que par les forces de résistance et le djihad en Palestine. Les pays arabes ne lui ont jamais imposé de fait accompli. […]

Pour [Israël], cet aéroport est une question de vie ou de mort. Cet aéroport est l’artère qui relie cette entité au monde, en conséquence de ce qu’a fait subir la résistance palestinienne et libanaise [à Israël]. Ils ont prouvé que cette entité pouvait être asphyxiée, et c’est à présent notre tour. […]

La guerre n’est pas la direction vers laquelle je me dirige, mais cela ne signifie pas que je devrais éviter la confrontation, lorsque cette entité s’approchera de moi.

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[1] Clip #6982