La journaliste franco-libanaise Maya Khadra a déclaré, dans une interview diffusée sur Al-Hurra (États-Unis), que certains politiques français s’étaient mis à employer un discours proche des islamistes pour gagner les faveurs de la majorité musulmane des banlieues parisiennes et avaient même visité des mosquées salafistes. Elle a déclaré que des organisations non agréées opéraient « dans l’ombre » et propageaient l’idéologie de l’Etat islamique et des Frères musulmans. Selon elle, le Qatar a joué un rôle majeur dans le financement des activités des FM en France et en Europe. Elle a expliqué que les FM avaient recours à un discours moderne et progressiste et que le gouvernement français fermait les yeux sur le financement étranger de leurs actions. Khadra a ajouté que les islamistes ne reconnaissaient ni les frontières ni la souveraineté des pays et considéraient tout lieu où ils vivent comme leur propre « État » où la loi de la charia doit être instaurée. Extraits :

Maya Khadra : Certains officiels élus dans les banlieues parisiennes à majorité musulmane – dans toutes les banlieues parisiennes, il y a aujourd’hui une majorité musulmane… [Les officiels] changent de discours et vont jusqu’à employer un discours islamique. Ils visitent les mosquées salafistes. […]

La peur et le danger proviennent des institutions qui opèrent dans l’ombre. Elles ne sont pas agréées et opèrent dans des lieux fermés. Parfois, elles louent une salle pour les réunions et propagent l’idéologie de l’Etat islamique en France. Nous avons vu cela avec tous les moudjahidines qui ont quitté la France pour mener le djihad en Syrie et en Irak. […]

Le Qatar, par exemple, a joué un rôle majeur dans le financement de nombreux groupes extrémistes et de plusieurs mouvements des Frères musulmans en France et en Europe. Ils utilisent toujours la même supercherie. Ils emploient un discours très progressiste et moderne pour diffuser leurs idées auprès des minorités. Ils leur donnent le sentiment qu’elles sont victimes d’injustice dans les pays occidentaux, et que [les Frères musulmans] leur offriront un monde meilleur et progressiste. Les méthodes des Frères musulmans sont très progressistes. Toute l’opération est financée, mais l’Etat français ferme les yeux. […]

Ils le regrettent désormais, car ils ont permis que la France soit balayée par une grande vague d’extrémisme. Le pourcentage de femmes qui portent le hijab… Je parle du niqab, pas du simple hijab… 40 % des femmes dans les banlieues parisiennes le portent. […]

Ils ne reconnaissent ni les frontières ni la souveraineté des pays. Il y a ce qu’on appelle la « nation islamique ». Ils veulent « l’islamiser ». Plus ils s’étendent dans le pays où ils vivent… Ils commencent par étendre leur quartier, leur ghetto. Ensuite, ils atteignent la capitale, puis ils s’étendent à d’autres régions… Plus ils se développent, plus ils gagnent. De leur point de vue, c’est leur pays. Il y a eu un documentaire filmé dans les banlieues de Paris. Ils ont demandé à l’un des musulmans là-bas : « L’Etat français vous assiste vu que vous ne travaillez pas, alors pourquoi êtes-vous contre lui ? » Il a répondu : « Ce qu’ils me paient, c’est la jizya [impôt islamique que doivent payer les non-musulmans]. » Ils ont une logique réactionnaire, qui ne respecte pas la souveraineté ou les frontières de l’État. Ils pensent qu’ils sont dans leur propre pays – partout où ils vivent – et que la charia devrait faire loi. C’est le vrai danger.

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

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