Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

Ghazi Faisal, ancien ambassadeur d’Irak en France, a déclaré dans une interview diffusée le 18 août 2019 sur la chaîne Ur (Irak) que le régime iranien était un régime hors-la-loi qui ne respectait pas la Charte des Nations unies contre l’ingérence dans les affaires souveraines des autres Etats. Accusant l’Iran d’utiliser des moyens militaires tels que les groupes terroristes et le CGRI, il a affirmé que le Gouvernement du docte conduisait à l’agression et à la guerre. Selon Faisal, l’Iran a déclenché des catastrophes au Liban, en Argentine et en Amérique latine, et le quasi trillion de dollars qu’il a dépensé pour sa guerre contre l’Irak, son armement et son programme nucléaire auraient été mieux investis dans la paix et la coexistence avec l’Irak et dans les institutions sociales ou l’économie de l’Iran.

Faisal a prédit que l’Iran s’effondrerait de la même manière que l’URSS à cause de la course aux armements. Selon lui, l’Iran devrait remplacer sa politique d’agression et de terrorisme par une politique de coexistence et de partenariat, afin d’offrir sécurité et stabilité à la région. Pour finir, il a comparé l’idéologie iranienne à celles d’Hitler, de Staline et de Mussolini. Extraits :

Ghazi Faisal : Le régime iranien est un régime hors-la-loi. Il ne croit pas en la Charte des Nations unies. L’article 2.4 de la Charte ne permet pas l’occupation d’États, la modification des frontières, la violation de la souveraineté ou l’ingérence dans les affaires souveraines des États. Mais l’Iran, conformément à la doctrine militaire de sa constitution, prend la liberté de s’ingérer dans les affaires souveraines d’autres États, et emploie même des moyens militaires et s’immisce par la guerre. C’est pourquoi je dis que la théorie du Gouvernement du docte conduit à l’établissement d’un pays de guerre et d’agression. L’Iran utilise des organisations terroristes, en plus de sa propre armée idéologique, le CGRI. C’est là que réside la catastrophe de l’Iran et de son régime. C’est pourquoi les États-Unis désignent l’Iran comme l’État parrain du terrorisme numéro 1. Cette description est exacte. Les pertes en Syrie sont estimées à 400 milliards de dollars. Au Liban, la situation est catastrophique en raison du blanchiment d’argent et du trafic de drogue, parrainé par le Nasrallah et le Hezbollah au Liban, en Argentine et en Amérique latine. La guerre Iran-Irak a coûté 400 milliards de dollars aux deux parties, et un million de victimes. Si cet argent avait été consacré au développement en Iran et en Irak, nous n’aurions pas atteint cette situation catastrophique et nous aurions pu instaurer la paix et la coexistence entre deux pays voisins depuis toujours.

L’Iran a dépensé 500 milliards de dollars pour ses programmes de missiles et d’armement nucléaire. Il a dépensé 350 milliards de dollars pour les guerres régionales au Moyen-Orient. Si ces 850 milliards de dollars – près d’un trillion de dollars – avaient été consacrés à la protection, à la défense et au développement du peuple iranien, il n’y aurait pas eu aujourd’hui 35 millions d’Iraniens sous le seuil de pauvreté, 50 millions d’Iraniens affamés ayant besoin d’aide alimentaire, ou sept millions de jeunes Iraniens privés de perspectives d’emploi en raison de tout cet argent consacré à la guerre et à la production de missiles et de tanks. Cela rappelle ce qui s’est passé en Union soviétique. Elle s’est lancée dans une course aux armements et a dépensé des milliards pour devenir une superpuissance nucléaire afin de créer un équilibre de la terreur, mais, entre-temps, son économie intérieure s’est effondrée. L’effondrement de l’économie soviétique a entraîné l’effondrement des républiques soviétiques, de l’organisation du Comecon et du Pacte de Varsovie, et nous sommes devenus un nouveau monde en 1990. Aujourd’hui, l’Iran est confronté au même problème. Il a des missiles, il a un programme nucléaire, il a des tanks avec lesquels il menace le monde et il a des milices terroristes, mais son économie s’effondre et s’atrophie. Son économie stagne, et pourtant, il continue de menacer le monde.

Je pense que c’est pourquoi l’Iran doit remplacer sa politique de guerre, d’agression et de terrorisme par une politique de coexistence, de partenariat et de solidarité avec le peuple. Il devrait offrir de réelles opportunités – ou de réelles garanties – pour la sécurité et la stabilité dans la région. L’Iran doit cesser de considérer le Golfe comme un pays perse. Il doit cesser de considérer le détroit d’Ormuz comme perse. Le détroit d’Ormuz est une zone très importante des eaux internationales. Il est soumis aux lois internationales sur la liberté de navigation, mais l’Iran considère arbitrairement ce détroit comme perse. Ce genre d’arrogance et de violation dangereuse du droit international, de la Charte des Nations unies et des [normes] de la communauté internationale ne mèneront pas ce régime à un havre de paix, de développement, de liberté et de coexistence. […]

Hitler voulait créer un État national, mais il a fini par ruiner le peuple allemand et les autres nations qu’il occupait. Il en va de même pour Staline et Mussolini. Les idées fascistes nazies qui ont émergé dans le monde resurgissent aujourd’hui sous la forme d’une idéologie communautaire extrémiste, et ces idées, elles aussi, sont vouées à aboutir à une catastrophe qui ne servira pas les intérêts du peuple iranien et l’avenir de l’Iran.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here