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L’avocat égyptien Nabih Wahsh a déclenché un tollé en studio lors d’un débat à la télévision égyptienne sur un projet de loi visant à renforcer les lois anti-prostitution dans le pays, lorsqu’il a déclaré : « Êtes-vous content quand vous voyez une fille marcher dans la rue, la moitié de son derrière exposé ?… Je dis que quand une fille se promène comme ça, c’est un devoir patriotique de la harceler sexuellement et un devoir national de la violer ». 

Les esprits s’échauffaient déjà au sein du panel, composé de la députée Shadia Thabet, à l’initiative du nouveau projet de loi, de la militante des droits de l’Homme Abeer Suleiman et de la coach Ashgaan Nabil, qui a affirmé regretterle fait que « les campus universitaires sont remplis d’homosexuels et de lesbiennes », en conséquence de « toutes ces damnées libertés et droits de l’homme ! » Le débat a été diffusé sur la chaîne télévisée Al-Assema le 19 octobre 2017. Extraits : 

Nabih Wahsh : L’Egypte restera un Etat de droit, doté d’une source d’autorité religieuse, que cela plaise ou non aux officiels et aux dirigeants.

Abeer Suleiman : Ouais, ouais, Nabih… Nous vous soutenons…

Nabih Wahsh : Nous sommes contre les homosexuels et les prostituées ! [Le metteur en scène] Inas Al-Degheidy a dit qu’il faut autoriser les bordels comme autrefois… Une députée a soumis un projet de loi pour enseigner [l’éducation] sexuelle à l’école. Je lui ai dit : Voulez-vous enseigner la théorie ou la pratique ? C’est une honte ! Nous pouvons l’enseigner d’un point de vue islamique, mais nous n’enseignerons pas le sexe à l’école comme ils le font en Europe ! […]

Etes-vous contente lorsque vous voyez une fille marcher dans la rue, la moitié de son derrière exposé ?

Abeer Suleiman : Vous pensez que nous ne nous soucions pas de nos filles ?

Nabih Wahsh : Je dis que quand une fille se promène comme ça, c’est un devoir patriotique de la harceler sexuellement et un devoir national de la violer.

Shadia Tabet : Non, non, non ! Je m’oppose totalement à ce genre de propos. C’est du harcèlement sexuel en direct à l’antenne…

Nabih Wahsh : C’est un devoir national de violer une telle fille ! Ce qu’elle se permet de faire relève de la dépravation.

Shadia Thabet : Nabih, ne dites pas cela. C’est mal !

Nabih Wahsh : Est-ce le genre de liberté que vous voulez ?

Abeer Suleiman : Non, pas du tout.

Nabih Wahsh : Alors pourquoi défendez-vous cela ? […] Les autorités ferment les yeux devant les fêtes [homosexuelles] qui se tiennent ici.

Ashgaan Nabil : Les cafés en ville sont remplis d’homosexuels et tout le monde le sait. De quoi parlez-vous ? Les campus universitaires sont remplis d’homosexuels et de lesbiennes. Qu’est-ce que vous racontez ? C’est le résultat de toutes ces damnées libertés et droits de l’homme ! Ce pays est en pleine décadence ! J’ai entendu que des enfants se faisaient violer à l’école. Des enfants ! Après l’émission je vous montrerai des preuves.

Nabih Wahsh : Alors que devons-nous faire ? Si nous essayons de revenir à notre religion, ils nous traitent de « salafistes ». [….] Des femmes professeurs d’université s’habillent comme si elles étaient au cabaret. Elles portent des vêtements à l’université que ma femme est gênée de porter même au lit.

Shadia Thabet : C’est leur liberté…

Nabih Wahsh : De quelle liberté parlez-vous ?

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